News letter Gyurufu, fev. 2007

Publié le par Train de vie

Bonjour à tous ! Yo nopott !

 

 

 

   Voici quelques informations supplémentaires sur le village de Gyürüfü, que nous venons de quitter pour rejoindre Ecotopia en Roumanie.

 

 

 

   Gyürüfü se situe au milieu des bois. Ce village a été reconstruit au milieu des années 90, après avoir été abandonné pendant 20 ans : le régime communiste de l’époque a arrêté les subventions d’un bon nombre de petits hameaux et villages, pour privilégier le développement de plus grosses entités. Nous avons été accueillies chez Imre, qui est, avec quelques autres personnes, à l’origine de ce projet mis en marche en 1990. Il a créé la fondation Gyürüfü dont l’objectif principal était de profiter de la transition entre le régime communiste et le capitalisme pour développer un nouveau mode de développement et construire un village écologique.  Elle a ainsi pu racheter les 174 hectares de l’ancien village. L’association GYÜRÜFÜ a été créée afin de contrer le mécanisme rigide de la fondation GYÜRÜFÜ.

 

   Depuis 1999, une dizaine de familles y sont installées. Elles développent diverses activités : élevage de chèvres et fabrication de fromage, élevage de vaches, gîte pour accueillir les touristes et les visiteurs à court terme et accueil de classes vertes... D’autres travaillent à l’extérieur.

 

Le village a été construit en harmonie avec la nature. Des technologies très simples ont été utilisées. Les maisons sont toutes construites à partir de matériaux locaux et écologiques (paille, boue, anciennes tuiles…). Gyürüfü veut exporter ces techniques de construction, c’est pourquoi la fondation organise des cours et des réunions à ce sujet.

 

 

   L’eau provient de sources et de puits. Elle est d’excellente qualité. Les eaux usées sont filtrées par un lit de roseaux.

 

Les deux tiers des besoins énergétiques des foyers sont fournis par l’énergie thermique. Les maisons sont très bien isolées. Les cheminées ont été construites de manière à réchauffer toute la maison grâce à un système permettant d’ alimenter en chaleur tous les chauffages de la maison, ainsi que l’eau. En été, l’eau est chauffée par des panneaux solaires.

 

Les aliments de Gyürüfü sont essentiellement produits sur place. La plupart des maisons ont un jardin potager fournissant des légumes et des fruits. Le lait et ses dérivés, les œufs et la viande, sont achetés aux fermiers du village.

 

  

   Des taches collectives sont prises en charge par les membres du village, mais sont peu nombreuses. Ainsi, 2 personnes alternent pour conduire le bus scolaire. D‘autres s’occupent de l’aspect administratif du village. Un « cahier de services rendus à la commune » est mis à jour régulièrement. Le président de la commune peut procéder à des contrôles si besoin, mais apparemment, cela n’arrive jamais. Bref, ces services rendus facilitent le fonctionnement du village mais ne sont pas devenus des charges pour les habitants. Il n’y a pas de maire car Gyürüfü est rattaché à Helesfa, la commune la plus proche. Cependant, le village est représenté par 3 personnes élues pour 4 ans. Les décisions les plus importantes sont prises par tous les habitants du village, à l’unanimité. C’est un fonctionnement qui demande beaucoup de patience car certains points doivent être discutés et rediscutés afin d’arriver à un consensus.

 

 

 

   Pendant ces 2 semaines et quelques jours, nous avons surtout aidé Imré à débroussailler son terrain pour qu’il puisse y réimplanter un potager. Nous avons aussi dégagé les briques de terre cuite des maisons de l’ancien village qui étaient enfouies sous la terre. Elles serviront à construire un four à pain extérieur, etc…

 

 

 

   Mardi, nous avons eu l’occasion de visiter un autre village nommé Visnyeszéplak, à quelques dizaines de kilomètres de Gyürüfü. Une centaine d’habitants y vivent et ils sont en grande partie autosuffisants : on y trouve des fermiers et agriculteurs, des artisans. Le fonctionnement de leur école est très intéressant. Les enfants sont divisés en 2 groupes (grands et petits). Les parents participent tous à l’éducation des enfants. les élèves vont de maison en maison rejoindre leur professeur de chant, de biologie, d’anglais ou de géographie… Les cours sont très pratiques. Les professeurs s’appuient sur leur environnement naturel pour intéresser les enfants. Arrivés à 15 ans, les élèves rejoignent alors le collège à la ville voisine.

 

 

 

   Nous quittons encore une fois avec regret cette ambiance chaleureuse, pour rejoindre Ecotopia, en Roumanie.

 

 

 

    A bientôt ! Visslat

 

    Thérèse-Marie et Marine

 

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