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Samedi 10 novembre 2007

Sieben Linden, écovillage d’une centaine d’habitants, où nous ne sommes restées que 2 jours. Initialement, nous devions rester 2 semaines et participer à la construction d’une maison de 2 étages en paille, torchis et bois.
 
    Un tel village se doit de trouver de l’argent pour son bon fonctionnement. Or, les habitants de Sieben Linden trouvent cet argent en organisant des séminaires, des stages, en accueillant des touristes et des volontaires qui viennent travailler. Logés dans des tentes, nous étions nourris végétariens le soir et crudivore-végétalien le midi. Il nous était de plus demandé de payer 9 euros par jour par personne…mais nous voulions tout de même voir ce village connu dans le petit monde des écolieux et pionnier en architecture écologique.

    Avant de nous rendre à Sieben linden, nous étions en contact avec « la référente » du « club 99 » qui nous accueillait. Elle nous expliqua qu’en échange de notre accueil, nous devions payer 9 euros par jour en plus de huit heures de travail. Nous étions un peu étonnées de ce fonctionnement, mais étant donné les échos très positifs que nous avions eus sur ce lieu, nous décidâmes de nous y rendre tout de même.
Nous sommes arrivées un dimanche soir.  Nous avons commencé par une visite rapide des lieux avec différentes précisions du type : le coin fumeur est ici, et il ne faut fumer nul part ailleurs, ils ne faut pas passer par là, ni par là… On nous a ensuite conduit dans nos tentes qui après la première nuit de pluie furent complètement inondées.
Le lendemain matin, nous entamons donc la première journée de travail qui fut  très intéressante. À l’heure du repas, nous apprenons que nous mangerons crudivore végétaliens tous les midis et végétarien tous les soirs. Ce régime alimentaire n’est pas un problème en soi, ce qui est dérangeant c’est que l’on nous l’impose sans nous avoir prévenu.
 
    Durant cette journée, nous avons tenté de comprendre pourquoi Sieben Linden demande à ses ôtes de payer 9 euros par jour alors même qu’ils travaillent 8 heures par jour. On nous explique vaguement que ce sont pour des questions d’organisation, de temps passés à expliquer le fonctionnement, et pour rembourser les frais de nourriture et de consommation (sûrement très élevés étant donné que nous ne mangions quasiment que des légumes et que nous étions logés dans des tentes perméables). Nous avons aussi rencontré l’un des participant au séminaire qui se déroulait parallèlement à notre séjour. Lui aussi s’étonnait du tarif extrêmement élevé du séminaire. Il a aussi tenté de comprendre pourquoi et s’est vite rendu compte qu’il n’y avait aucune transparence au niveau financier.

    Certes, ces deux jours ne nous aurons donné qu’un bref aperçu du fonctionnement de Sieben Linden. Mais après une rapide discussion entre nous, nous décidâmes de remballer au plus vite nos affaires trempées et de tirer les bords ! Et non sans leur avoir clairement expliqué le pourquoi de notre départ et notre point de vue sur leur accueil!





Par Train de vie - Publié dans : pratique
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Mercredi 5 septembre 2007
Un mois et demi à Svanholm...

Comme vous l’aurez compris, nous avons quelque peu prolongé notre séjour à Svanholm (bon, on l’a même doublé), mais c’est que ça en valait vraiment la peine.
Svanholm à été créé il y a une quarantaine d’années par une centaine de personnes qui voulaient proposer un autre choix de vie, plus humain que ce qui se construisait autour d’eux.
Tout commence par une annonce lancée dans un journal pour réunir les personnes intéressées par la construction d’une communauté et discuter… Le jour de la réunion, ils étaient entre 200 et 300. Belle surprise ! Et oui… à l’époque, nous sommes dans la fin des années soixante et les idées fleurissent dans la tête de ces jeunes qui se revendiquent souvent du mouvement hippie.
Après de nombreuses réunions, ils décident d’acheter une ferme, son terrain de 500 hectares et obtiennent un prêt, mais pour cela, il faut une centaine de personnes pour signer le papier et engager l’argent nécessaire.  Face à cet engagement financier, certains baissent les bras et d’autres persistent… Ils arrivent finalement à réunir plus de 80 personnes… Et l’aventure commence !

Les premiers temps, tout le monde vit dans la même pièce et c’est réunion tous les soirs !
Au fur et à mesure, la communauté se construit et chacun peut retrouver un peu plus d’indépendance.

Un choix politique basé sur l’autogestion :

Aujourd’hui, les villageois et volontaires se réunissent tous les 15 jours ou tous les mois pour discuter des grandes décisions à prendre sur la base du consensus. Ceci permet d’éviter les frustrations et insatisfactions souvent générés par les systèmes démocratiques où la majorité l’emporte. Bien sûr ça prend du temps. Certaines grandes décisions sont prises au bout de quelques mois, voir quelques années mais c’est sûrement ce qui explique que Svanholm est encore vivant aujourd’hui.
Une règle stipule que lorsqu’une idée est proposée, la décision ne peut être prise à la même réunion. Et lorsque quelqu'un n’est pas d’accord, la décision est reportée à une autre fois. Ainsi, les gens ont le temps de discuter et de faire mûrir leur réflexion.
Lors des réunions, si l’on distingue deux groupes en réelle opposition, on leur demande de se rassembler et de faire émerger une autre proposition en intégrant les avis et objections.
On remarquera que la méthode du consensus est indispensable en autogestion car sans elle, il y a forcement une majorité et une minorité, donc une inégalité.
Tous les 5 ans, un groupe de 5 personnes est élu. Il représente le village, décide des affaires courantes et débat autour des grandes décisions à prendre avec le reste des villageois. Toute personne vivant dans le village est susceptible d’être élue et se doit d’accepter le poste.

Mode d’organisation du travail…

Sur les 130 habitants de Svanholm,  beaucoup travaillent au village et d’autres à l’extérieur.
5 groupes de travail se distinguent :
- l’administration qui s’occupe de tout ce qui est argent, administration, assurance etc etc…
- les fermiers, ben… ils s’occupe des vaches, du lait et tout et tout
- l’ agriculture group s’occupent des légumes pour la communauté et pour les supermarché (surtout les patates… n’est-ce-pas marine ?)
- le kitchen group qui s’occupe de faire à manger pour tout le monde et de gérer les stocks
- le building group construit les maisons et petits immeubles écoconstruits et s’occupe de tous les petits travaux du type : débouchage des douches, réparation d’une porte cassée…
Toutes les personnes qui ont leur emploi au village travaillent 40 heures par semaine. Certains trouveront peut-être que c’est beaucoup mais comme me disait l’une de mes collègues : « Quand moi et mon maris rentrons à la maison le soir, nous n’avons pas le dîner à préparer, jamais de courses ou de réparations… Nous passons beaucoup plus de temps ensembles, avec nos enfants et avons beaucoup plus de temps pour nos loisirs personnels. Pendant 14 ans j’ai travaillé à Copenhague en tant qu’éducatrice spécialisée. Aujourd’hui je retrouve un rythme de vie beaucoup plus serein. »
Les personnes travaillant à l’extérieur travaillent en général entre 35 et 40 heures, le temps de route écoulé est toujours décompté par la communauté.

Et les salaires dans tout ça…

Pendant plus de 25 ans, les salaires ont été complètement partagés que l’on travaille à l’extérieur ou au sein de Svanholm  et une somme égale était redistribuée à chaque habitant pour ses loisirs et ses désirs personnels. Tous les services (alimentation, entretien des lieux, santé…) étaient alors pris en charge par la collectivité.
Il y a quelques années, ils ont dû changer de mode de fonctionnement car la population du village vieillissait et ils voulaient attirer de jeunes familles. Aujourd’hui, chaque habitant donne 80% de son salaire à la communauté. Il reste donc 20%. La plupart des services sont encore pris en charge par la collectivité, quelques-uns sont devenus privés. L’une des habitantes du village nous expliquait que depuis que cette décision a été prise, on voit se dessiner des formes d’inégalité. Mais, effectivement, beaucoup de nouvelles familles investissent le lieu.

Collectivisation et fin de la propriété privée…

À Svanholm, tout est collectivisé : de la voiture aux assurances en passant par les logements. Aucun des villageois n’est propriétaire de son logement, mais attention cela ne veut pas dire que l’on ne sent pas chez soi, il est tout à fait possible de vivre toute sa vie dans le même logement.


Ouvert à tous ?
 
A la base, les villageois refusent l’arrivée de personnes ayant des conduites addictives ainsi que des personnes avec des gros problèmes financiers tels que des dettes.  Si les richesses sont partagées, les dettes aussi. Ces dernières pouvant mettrent en péril l’équilibre économique de la communauté, celle-ci a décidé de ne pas les assumer en demandant aux personnes de régler ces problèmes de venir vivre à Svanholm.
Dans la même lignée, les personnes récemment divorcées ne sont acceptées dans la communauté que si les questions judiciaires sont réglées : partage des biens et des dettes.
Enfin, il est généralement difficile pour une personne de plus de 50 ans d’intégrer le village car elle considère qu’il faut pouvoir travailler au moins 10 ans pour pouvoir bénéficier du système de retraite mis en place par la communauté.
Même si d’un point de vue pratique, ce fonctionnement est tout à fait cohérent, d’un point de vue éthique, il peut facilement être remis en cause. C’est sûrement pour ça qu’il y a parfois quelques exceptions aux règles …

Svanholm… Complètement autonomne et indépendant par rapport au reste de la société ?

Enfin, même si cette communauté tente d’être une alternative au fonctionnement de la société actuelle, on pourra quand même remarquer une certaine dépendance à 2 niveaux. D’abord,  sur le plan financier, la communauté accumule depuis sa naissance prêts sur prêts, et il n’est pas dans ses prévisions de s’autonomiser par rapport aux banques. Ensuite parce que la ferme biologique a choisi de produire en très grande quantité (donc, utilisation de beaucoup de grosses machines pas toujours très propres) et de les vendre notamment dans des supermarchés (mais localement quand même).

Donc voilà la présentation rapide d’un lieu qui malgré les quelques critiques négatives que nous apportons, nous aura bien inspiré et aura sûrement beaucoup d’impact sur la réalisation de nos futurs projets. Nous avons surtout été marquées par la réussite démocratique et égalitaire du projet, ainsi que par l’accueil qui nous a été réservé. Et oui, même les volontaires sont considérés comme des villageois et ont quasiment les mêmes droits (ce qui ne fut pas vraiment le cas du dernier village visité en Allemagne ou ne nous sommes finalement restées que 2 jours… mais ça, c’est une autre histoire !)


Par kolvialt - Publié dans : News letter
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Mercredi 8 août 2007


Les Systèmes d’Echange Locaux, ou Services d’Echange Locaux, sont des groupes de personnes qui, en ville ou à la campagne, pratiquent l’échange multilatéral de biens, de services, et de savoirs sans avoir recours à l’argent.

Ces groupes se réunissent dans des associations de fait ou des associations déclarées loi 1901.

Le principe est simple :

Lors de mon inscription, je reçois un certain nombre d’unité : piafs, grains de sels… qui symbolisent une monnaie fictive. Cela va me permettre de commencer à échanger avec les autres adhérents.

J’inscris ce que je propose et ce que je cherche.

Exemple :

Propositions : cours de cuisines, leçon d’espagnol, prête tondeuse…
Recherche : Cours de couture, aide pour repassage, matériel de jardinage…

Les échanges peuvent commencer. Avec le partenaire à qui je propose quelque chose, je décide de combien de « grain de sel » vaut mon heure de cour ou ce que je lui cède. Ainsi, j’ accumule de la monnaie fictive, que je vais ensuite pouvoir dépenser avec un autre adhérent qui à son tour va échanger son service, son savoir ou son bien matériel avec moi ou avec quelqu’un d’autre.

Les échanges sont multilatéraux d’où l’intérêt d’avoir un carnet ou l’on inscrit ce que l’on gagne et ce que l’on dépense. Sauf que… Enorme avantage par rapport à une banque normale… J’ai le droit d’être à découvert et sans agios !

On peut rejoindre un SEL pour différentes raisons.

Les adhérents aux SEL sont toutes des personnes pour qui la relation à l’autre est essentielle. Beaucoup d'entre eux s'inscrivent aux SEL parcequ'ils veulent faire de nouvelles rencontre et fuir le quotidien parfois froid des villes et des villages où l’on croise son voisin sans même connaître son prénom.

Ont peut aussi rejoindre les SEL parce que pour des raisons financière ou médicales, ils ont besoin de services. Certains n’ont pas de voiture et cherchent du covoiturage, d’autres ont de problèmes de santé et éprouvent des difficultés à faire le ménage de leur maison ou à entretenir leur jardin… C’est alors la création d’un véritable réseau de solidarité.

Les SEL accueillent aussi beaucoup de militant qui tentent de lutter concrètement contre le système monétaire actuel, créateur d’inégalités. Ils proposent une alternative concrète à l’économie de marché même s'ils ont de nombreux point commun avec le libéralisme économique : « indépendance par rapport à l'État, définition de leurs propres règles sociales sans référence à la règle commune, monnaie autonome, monnaie privée, maintien de la propriété privée, etc. » (source : wikipédia).

Dans tous les cas, même si les arguments en faveur des SEL peuvent être controversés, ils favorisent au moins les échanges locaux plutôt que globaux, et ça… c’est déjà pas mal, non ?


La liste des SEL de France :
http://selidaire.org/spip/IMG/pdf/annuaire_juillet2007.pdf

Pour plus d’info :
http://selidaire.org
http://terresacree.org
Par Thérèse-Marie - Publié dans : pratique
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Jeudi 26 juillet 2007
Solborg est en Norvège, comme vous l'aurez tous compris en lisant l'article!! mea culpa!
Par traindevie - Publié dans : traindevie
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Jeudi 12 juillet 2007

Hei !

Bon, ça fait un petit moment que nous n'avons pas donné de nouvelles, nous étions vraiment très prises en Norvège ! Nous avons quitté ce magnifique pays pour le Danemark. Nous avons donc passé un mois à Solborg, une communauté Camphill. Nous étions situés à une heure de route de Oslo, la capitale. La Norvège est un pays vraiment superbe, montagneux, les lacs remplissants les creux, les fjords rentrant toujours plus profond dans les terres.


Le mouvement Camphill


Le mouvement Camphill est un mouvement spirituel et social qui se développe depuis des dizaines d'années à travers le monde. Il est né en 1939, lorsque le Docteur Karl König et quelques jeunes artistes, médecins et pédagogues, réfugiés de l'Autriche annexée, furent accueillis en Ecosse. Offerte par le père d'un enfant handicapé, la maison appelée "Camphill" donna son nom au futur mouvement.

L'idéal de ces personnes était de vivre ensemble, familles et enfants ou adultes handicapés mentaux, ou l'aspect social cohabite avec l'aspect spirituel. Quelques années plus tard, d'autres communautés Camphill furent créés sur le même modèle, toujours dans le but de développer des formes de vie sociale et thérapeutique nouvelles, directement inspirée par l'antroposophie1, doctrine pensée par Rudolph Steiner, philosophe et pédagogue autrichien.



Solborg


Solborg existe depuis le milieu des années 70. C'est une communauté Camphill.

Dans la pratique, personnes bien portantes cohabitent avec des personnes ayant des besoins spéciaux. Ici il s'agit d'handicapés mentaux (villageois). L'idéal est de vivre ensemble : dans une maison à Solborg, on trouve généralement une famille « travailleur social », des villageois et des volontaires sur une ou plusieures années.

Il y a une ferme et un jardin en biodynamie, une forêt, une boulangerie, une menuiserie, un atelier de tissage, un atelier cuisine, un magazin. Chaque atelier est géré par un responsable, qui organise l'équipe de travail.

Environ 50 personnes y vivent (permanents, villageois, volontaires long terme), réparties dans plusieurs maisons. De temps en temps, surtout l'été, des volontaires court-terme comme nous viennent se greffer au village. Cette cohabitation, dans le travail ou dans la maison, permet à chacun de s'enrichir au contact de l'autre. Chacun trouve sa place et participe en fonction de ses capacités.

Nous habitions dans la maison la plus en amont, elle s'appelle Moller. Quatre volontaires (deux allemandes, deux hollandais) et quatre villageois y vivent. L'ambiance est bon-enfant et sympathique. Nous y avons chanté et joué de la musique tous les jours.


Les ateliers


Nous avons travaillé dans 2 ateliers différents (Thérèse au jardin et Marine à la ferme).

La ferme, gérée par Adnam, comprend des moutons pour la laine et huit vaches (plus les veaux) pour le lait. Le groupe ferme s'occupe des vaches, des barrières, de la maintenance générale des locaux, et de toute la nourriture pour les bêtes (foin, betteraves, carottes...). En biodynamie, l'idée est de fonctionner en cercle fermé, de produire ce qu'on consomme et de réutiliser les déchets.

Le jardin, géré par Eric, comprend une serre (tomates, basilic, concombres etc...) et des champs. Plusieurs préparations biodynamiques leurs sont régulièrement administrées par de courageux volontaires (cf article sur l'agriculture biodynamique).


- Le groupe forêt s'occupe d'entretenir la...forêt ! Et oui, surprenant ! Reforestation (plus de 10.000 arbres ont été plantés ces dernières semaines par un groupe d'anglais !), taille, et aussi coupe du bois de chauffage pour les différentes maisons.

- Le groupe cuisine fait de la confiture et des jus en fonction de la saison. Nous avons eu la chance de tomber à l'époque de la rhubarbe, alors on a mangé de la confiture de rhubarbe et bus du sirop de rhubarbe tout plein ! et aussi mangé des gâteaux à la...rhubarbe ! Miam !

- Le groupe boulangerie (tous les matins) fait du pain, du muesli et des pizzas pour tout le village. Le tout en bio également.

- Le groupe tissage fabrique des tapis, des foulards, des sacs, de la laine et tricote. De magnifiques productions, c'est vraiment chouette ! il ne fonctionne qu'en hiver.

- Le groupe menuiserie fabrique de petits objets et jeux en bois, seulement l'hiver également.

Une boutique vendant des produits biodynamiques est gérée par un responsable et des villageois.




Les autres activités


Solborg est aussi un lieu culturel et social actif. Outre les activités « informelles », comme les matchs de volley, les séances de yoga, l'apprentissage du tricot, les baignades, la musique, il y a aussi des représentations théâtrales, un festival annuel, la fête du solstice etc...

Solborg accueille des groupes pour des séjours plus ou moins longs. Pendant notre présence, un groupe d'anglais en séjour de rupture est arrivé pour trois semaines. Ils ont participé aux travaux de la ferme et sont arrivés pil-poil au moment où on ramasse le foin dans les champs, ce qui a permis d'être très efficace, et ce dans une ambiance du tonnerre !


Economie, Décisions et responsabilités


Le concept de Steiner reconnait l'aspect spirituel de l'homme et assure que l'état ne devrait controler en aucun cas les moyens de production. Les produits sont distribués en fonction des besoins, et non en fonction du mérite de chacun, ou contre autre chose.

L'économie à Solborg est divisée en 3 champs:

- le Village Trust Fund (landsby Stiftelse): arrangement légal pour les propriétaires de la terre et des bätiments, qui sont possédés par les personnes vivant á Solborg á leur seul bénéfice.

- le Solborg Village Fund (Solborg Drift): C'est le capital de la communauté. Cet organe présente un budget annuel au conseil des villages Camphill de Norvège. Le mouvement Camphill détermine alors un budget qui est présenté au département social norvégien, d'oú vient la majorité des fonds des Camphill norvégiens. La vente de produits de la ferme, de l'atelier tissage permet aussi de gagner de l'argent.

- le Solborg Co-workers Fund: c'est un fond qui regroupe l'argent versé aux volontaires long-terme. Les volontaires court-terme comme nous sont accueillis volontier en échange du gite et du couvert.


Une expérience humaine très riche


Travail, collocation, musique, volley, foot, fêtes... Nous y avons rencontré des gens très ouverts et attentifs. Solborg est un exemple de communauté qui marche et qui nous inspire, un endroit qui allie pragmatisme et developpement personnel et collectif. Adepte de l'antroposophie ou non, chacun peut y trouver sa place. Nous avons nous-même pris pas mal de recul par rapport à l'aspect anthroposophique.


Vous pouvez en apprendre beaucoup plus en tapant anthroposophie sur un moteur de recherche. Ou encore aller faire un tour à Solborg ! Comme nous, vous ferez sûrement des découvertes assez surprenantes.

 

http://www.solborg.net/english/intro.html


En attendant, å bientôt, n'hesitez pas a nous ecrire sur traindevie@no-log.org


1  Antroposophie: science spirituelle élaborée au début du 20ème siècle par Rudolph Steiner, qui ouvre d'une part la voie á une perception et á une compréhension approfondie des principes régissant l'être humain et la nature et d'autre part á une action inspirée de cette perception. Elle a entre autres engendré les écoles Steiner, la culture en bio-dynamie, une démarche scientifique d'inspiration sociale, ainsi qu'une médecine et une pharmacie anthroposophique. Cette science spirituelle élargit la vision matérialiste de la nature et de l'univers. Partant des acquis de la science positive, elle opuvre de nouveaux horizons aux méthodes d'investigation classiques en leur adjoignant une dimension spirituelles. L'objet des sciences humaines d'obédience anthroposophique est d'étudier d'une part l'être humain dans son individualité - qui s'exprime corporellement, psychiquement et spirituellement dans le monde - et d'autre part l'environnement naturel, psychique et spirituel de l'homme.

http://cdcp.free.fr/dossiers/anthrodef/anthro_f.htm

Par traindevie - Publié dans : News letter
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