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Dobry Den!!!
Un petit coucou de Zajezova où nous avons atterri après quelques péripéties :
Marine s’est fait une entorse à cause de la poste roumaine…Bon c’est un rapprochement un peu exagéré, on vous l’accorde…Et Thérèse a raté un train (à 5 heures du matin) puis un autre du fait du passage à l’heure d’été, imprévu pour nous ! Nous sommes tout de même arrivées à bon port, à Zajezova, petit village situé à 15 km de Zvolen, au centre de la Slovaquie. Au sein de ce village de 142 habitants, une association s’est installée…
Petite histoire…
Dans la seconde moitié du 20ème siècle, les jeunes ont commencé à déserter le village pour la ville : la population a fortement décru, passant de 600 habitants à 150 actuellement. Dans les années 90, un groupe de personnes issues d’un mouvement écologique profond « découvre » Zajezova, et y crée alors l’école de la culture traditionnelle, dans le but de réintroduire les savoir-faire artisanaux traditionnels chez les jeunes. Le succès rapide des activités a permis l’achat d’une ferme locale en 1994 pour développer ces activités d’ateliers et de transmissions des savoirs. A ce moment, le groupe réfléchissait à des actions qui s’attaqueraient aux causes de la dégradation environnementale plutôt qu’aux effets. Le choix de bâtir doucement une communauté s’est imposé, et le nom suivant a été choisi pour l’organisation: Society for harmonious living. Ainsi, Sekier et Polomy ont vu le jour, et les activités ont recommencé suivant 4 lignes directrices :
- Actions environnementales et culturelles (jardinage, nettoyage, rnovation…)
- Echanges et ateliers
- Débat et discussion
- Apprendre à sentir la nature, développer l’intuition
Les 25 hectares de terre appartenant à l’association, principalement des champs et des prairies, sont en parties exploitées. Les locaux sont à disposition de volontaires et visiteurs, moyennant une participation aux travaux et/ou financière, et sont aussi le lieu de différentes rencontres et ateliers (fabrication de bio-diesel, artisanat, rencontres associatives…). Une source située en amont fourni l’eau, un jardin biologique des légumes, et deux chèvres le lait. Une bibliothèque est accessible à tous. L’association a créé un site internet et s’est investie dans des réseaux locaux et internationaux, notemment GEN-Europe, afin de communiquer autour de ses activités et d’attirer de nouveaux colons.
Outre Sekier, le village est composé d’une multitude d’autres petits hameaux, comme Polomy ou Podsekier, répartis au sein des collines et des forêts. En plus des rares habitants originels, de nouveaux colons ont entendu parler de la démarche écologique entrepris par l’association et sont venus s’installer. Mais il y a encore beaucoup de maisons vacantes à Zajezova.
Nous vivons donc dans les locaux de l’association à Sekier, qui est une maison d’accueil où 8 personnes peuvent vivre en permanence. Nous partageons les lieux avec plusieurs jeunes venus de différents pays d’Europe, certains faisant partie d’un programme d’échanges, d’autres venus librement. Ils s’investissent au sein du village, animent les ateliers et accueillent les visiteurs. C’est pour eux l’opportunité d’expérimenter un mode de vie rural, de pratiquer la simplicité volontaire, d’apprendre puis de transmettre des techniques et savoir-faire. Sekier est aussi un passage obligé si l’on veut s’installer à Zajezova, un lieu de rencontre et d’apprentissage bénéfique à tous.
Nos activités auront consisté à nous occuper du jardin (labours, semis, paillage…), à creuser les canaux d’évacuation, à participer et animer des ateliers…en plus des taches de la vie quotidienne: rapporter du bois, vider les toilettes sèches, s’occuper des chèvre et des poules, faire à manger, la vaisselle etc…Nous avons aussi passé du temps à rencontrer et discuter avec les gens pour bien cerner la complexité de Zajezova, comprendre leur philosophie de vie et tenter de la retranscrire.
Le développement d’une économie locale
Les fondateurs de l’association ont vécu 8 ans à Sekier, hameau qu’ils ont entièrement retapé. Acheté grâce à la participation financière de 8 personnes en plus de dons, les financeurs ont récupéré leur argent après quelques années. Ils se réunissent alors toutes les deux semaines pour développer un système de coopération et décider des orientations de la communauté.
Arrivés avec la certitude qu’il fallait agir contre le gaspillage et la consommation excessive, ils ont entrepris la création d’une station de collectage des déchets à Pliesovce, le village-mère. Cette station de collectage est extrêmement précise et a permis la création de 8 emplois locaux, en plus de lutter contre la pollution et le gaspillage. Malheureusement, le bilan est désastreux : les déchets en 2006 atteignaient 220 tonnes, soit deux fois plus qu’il y a 8 ans ! La Slovaquie recycle actuellement 20 % de ses déchets.
Une banque alimentaire a vu le jour en 1999 et permet aux habitants d’y acheter des produits (en grande partie biologiques) qu’ils ne trouvent pas dans le coin. Chacun dispose d’un crédit et vient se servir quand il en a besoin. La banque alimentaire est autogérée par ses usagers : les consommateurs disposent d’un compte qu’il tient à jour dans un cahier, et vient se servir quand il l’entend. Pas d’horaire : la clef est cachée dans un lieu connu de tous les habitants ! Et il n’y a jamais eu de problème !
La même année a été créé un fond commun : les membres de l’association peuvent y emprunter sans intérêt les fonds nécessaires au financement de leur projet, ceux-ci étant versé par les personnes ayant de l’argent mais ne s’en servant pas pour le moment.
En 2003 un système d’échange local permettait de se faire rémunérer ses services contre une monnaie locale ayant cours au sein du village. Ce SEL (terme employé en France) n’a plus court en ce moment, faute d’investissement de la part des gens. Les échanges se font toujours mais de manière informelle.
Nombre des nouveaux habitants ont adopté une simplicité volontaire : réduction de leurs besoins et de leur consommation, que ce soit alimentaire ou énergétique. Cette démarche permet de réduire l’impact de l’homme sur son milieu, tout en maintenant une réelle qualité de vie. Ils ont pour la plupart créé leur propre activité : gardiennage de chevaux, élevages et fromages, cueillettes et vente de tisanes et herbes séchées, ateliers d’écoconstruction, d’architecture etc… Ces activités économiques sont localisées à Zajezova et les villages voisins, et sont complémentaires. Plutôt que de favoriser la concurrence, les habitants ont choisi la coopération. Non basée vers le profit direct, celle-ci se centre sur une recherche de complémentarité et de diversité. La création de la banque alimentaire, de la recyclerie et du fond commun sont des tentatives de développement d’une économie parallèle à l’économie de marché, où, partant des valeurs de libre-échange, la place de l’homme et de son environnement s’est effacée. En choisissant de favoriser une économie locale, ils ont choisi également de réduire leur impact écologique : moins de transports
Une philosophie de vie basée sur la simplicité volontaire…et après ?
Les fondateurs de l’association, puis les nouveaux colons, tentent de développer une alternative de vie au modèle consommateur de nos sociétés moderne. En choisissant un mode de gestion participatif, une économie tournée vers l’échange et la coopération plutôt que vers le profit financier et la concurrence, c’est aux causes de la dégradation de l’environnement qu’ils s’attaquaient. Au sein d’un village, des échanges sont recréés entre les gens, l’économie est relocalisée, comme les exemples précédant ont pu l’illustrer.
Les habitants de Zajezova ne sont pas parfaits, mais tentent en grande partie de réduire leur consommation et de minimiser leurs besoins, tout en gardant un confort minimum. Quand on parle de confort minimum, c’est à chacun de fixer sa limite. Zajezova est désormais une commune s'orientant progressivement vers des techniques et des modes de fonctionnement écologiques. Ces initiatives montrent, comment à l’échelle d’un village ont pu être développées des expériences qui pourraient être reprises en partie, et adaptées dans la société par des individus ou collectivités. L’organisation de la vie en petit nombre permet de supprimer un grand nombre d’intermédiaires, et donc de mesurer directement notre consommation, le chemin parcouru par nos produits depuis leur conception à leur dégradation.
De nouvelles personnes amenant de nouvelles idées, le village œuvre maintenant à la création d’une école et d’un centre communautaire. Zajezova souhaite également s’inscrire dans le plan de développement économique et social de Pliesovce, et une enquête est en ce moment soumise aux habitants (soit 142 personnes + les volontaires de Sekier) afin de cerner les besoins et désirs. Comme dans tous les villages, chaque foyer à ses propres problèmes, ses propres désirs, ses propres buts : construire, faire des enfants et les élever, ne consommer que des produits locaux…Cependant, les habitants ont pour valeurs communes le respect de la nature et la volonté de coopérer. Igor, habitant à Zajezova et fondateur de la recyclerie, applique la coopération jusque dans son jardin. Il ne tue aucun insecte nuisible, préférant laisser son jardin trouver son propre équilibre. Et ça marche ! Cette année, lui et sa femme n’ont acheté aucun fruit et légume.
Voilà, voilà ! Encore une experience qui apporte de l’eau a notre moulin comme on dit !
Nous sommes maintenant arrivées en Pologne, à Dabrowka près de Lublin. A bientôt !
Marine et Thérèse-Marie
Tomas et Mirka (Zajezova, Slovaquie) vivent avec leur fille dans une maison construite de leurs mains, en bois, terre et paille.
Celle-ci se dresse au milieu d’une clairière, entourée d’une serre, d’un jardin potager et de forêts. Thomas a vécu 2 ans à Sekier, un hameau de Zajezova et y a rencontré Mirka. Après deux années de vie collective, ce jeune couple désirait plus d’indépendance. Ils ont donc acheté un terrain voisin à un particulier, de 4,5 hectares. Ces deux années à Sekier furent l’occasion de pratiquer la rénovation de vieux bâtiments. Tomas avait un peu de pratique en construction paille de par des chantiers effectués en Israel et en Ecosse. Il est donc parti sur de bonnes bases pour poser les fondations et les murs, mais pour ce qui est de la charpente, il est autodidacte et s’en est fié à la littérature.
Choisir des matériaux écologiques et locaux était une priorité pour eux, dans un souci de cohérence de vie. La paille et les roseaux pour le toit viennent de 10 km : la paille a été achetée à un agriculteur et les roseaux ont été cueillis par Tomas en hiver. La terre pour l’enduit est extraite au village voisin, et le bois revient en majeure partie du bout de forêt appartenant à la famille (chêne). Tomas a tout de même préféré acheter le bois servant à la charpente, afin de garantir une bonne résistance contre les insectes. La construction a duré deux ans, travaillant relativement constamment. Tomas a d’abord réalisé les plans, puis entama la construction : fondation et charpente. Son idée de base était de construire une maison ronde, mais deux éléments l’on freiné : il est plus difficile de collecter l’eau de pluie avec une maison ronde, et comme ils ne disposent pas de sources sur leur terrain, c’est un élément important. Ils voulaient également pouvoir rajouter des extensions au fur et a mesure, et c’ est plus difficile avec une maison ronde. De nombreux amis les ont aidés ponctuellement, et le chantier était parfois ouvert pour des ateliers. Les gens venaient participer, apprenant ainsi des techniques de constructions.
La maison fait 4,2x4,2 m2 (pièces de vie) plus 4x4 pour la pièce à outils, grenier et rangements divers. Une extension est en cours d’aménagement pour réaliser un jardin d’hiver. 130 bottes de pailles furent nécessaires pour la construction des pièces de vie, plus 120 autres pour la maison au complet. Cela a coûté 80000 couronnes slovaques (environ 2000 euros) , soit 20000 pour les panneaux et 20000 pour les fenêtres, le reste étant réparti entre l’achat de la paille, le transport, le bois etc… Ils sont autonomes en énergie, mais veulent installer une source éolique pour compléter le solaire, désormais insuffisant. Un puit leur fournit l’eau, en attendant l’installation de l’eau courante. Le coût de cette maison est relativement léger, ce qui n’empêche pas l’obtention d’une maison esthétique, saine et fonctionnelle. La dépense est plus physique, et demande beaucoup d’énergie et de persévérance.
Références :
Building of earth an straw. Structural design for rammed earth and straw-bale architecture Bruce King, P.C Ecological Desingn Press. 1996
Home work-hand built shelter Lloyd Kahn, Shelter Publication
Vous connaissez tous les serviettes hygéniques et les tampons, mais connaissez vous le keeper™ ou la Mooncup™? Il s’agit d’un petit réservoir en caoutchouc naturel ou en silicone qui s’utilise à peu près comme un tampon, sans ses désagréments ! Cette coupelle menstruelle permet de recueillir le fluide écoulé pendant les règles.
Ecologique…
Vous pouvez utiliser le même réservoir pendant plusieurs années ! Plus besoin de jeter serviettes et tampons… Donc, pas de production de déchets ! Car en plus d’être un élément de gaspillage, les tampons et serviettes sont fabriqués dans des usines faisant partie des plus polluantes et le coton utilisé pour leur conception est cultivé à l’aide de produits toxiques.
Economique…
Ce type de réservoir coûte entre 25 et 35 Euros en fonction de la matière et du mode d’achat (internet, biocoop…). Faites le calcul ! En un an maximum le prix d’achat est rentabilisé…
Pratique, confortable et hygiénique...
Le réservoir doit être vidé et rincé à l’eau et au savon si possible, au moins toutes les 6 heures, (plus souvent si nécessaire). Il est indispensable de le faire bouillir avant et après chaque cycle afin de le désinfecter.
Deux types de réservoirs existent, fabriqués de deux matières différentes : en silicone (Moon Cup) et en Caoutchouc naturel (Keeper). Si vous n’y êtes pas allergiques, nous vous conseillons le caoutchouc naturel, son prix d’achat est moins élevé et sa fabrication plus naturelle.
Avec la coupelle menstruelle, il n’y a plus de risque d’infection, pas d’échauffement ou d’irritation. Elle ne perturbe pas l’humidité vaginale naturelle, donc pas de déssechement.
C’est aussi une protection idéale contre les fuites. Le réservoir s’adapte parfaitement à l’anatomie, ainsi, aucune activité quotidienne n’est perturbée, vous pouvez faire du sport, nager…
Deux types de coupelles adaptés à chaque femme :
Age - 30 ans + 30 ans
Aucune naissance B A
Naissance par voie vaginale A A
naissance par césarienne B A
Comment utiliser la coupelle :
Le réservoir doit être plié (comme sur la photo de gauche), puis inséré. Il se deplit alors, et fait alors "vantouse"...
Comme la plupart de celles qui l'ont deja essaye, vous serez surement covaincue des les premiers jours.
Vous pouvez jeter un coup d’œil aux commentaires de celles qui l’utilisent dans commentaires.
Pour en savoir plus ou commander votre coupelle menstruelle, quelques sites internet :
http://www.consomacteurs.com/keeper-p-338.html