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Samedi 9 juin 2007
Cyber @ction 218 pour le maintien de l’agriculture biologique ! La France doit soutenir une position ferme Le 10 ou 11 juin prochain, le Conseil européen votera sur un nouveau règlement de l’agriculture biologique. La position de la France est particulièrement importante pour maintenir une production biologique de qualité qui contribue directement à la préservation de l’environnement et des ressources naturelles. Le nouveau règlement sur l’Agriculture Biologique en cours de négociation au sein de l’Union Européenne pourrait représenter un danger majeur pour l’agriculture biologique : - Des dérogations permettant potentiellement d’utiliser des substances chimiques, dont certains pesticides de synthèse, et des intrants issus d’OGM y seraient prévues; - La pollution des produits bio par des OGM y serait tolérée jusqu’au seuil de 0,9%, comme pour les produits de l'agriculture conventionnelle. - Le système d’étiquetage introduirait une nouvelle catégorie permettant de faire référence à la bio sur un produit majoritairement conventionnel, par exemple pour un yaourt contenant uniquement des fraises bio mais fabriqué avec du lait conventionnel. - Le contrôle des « points à risque », en référence au système HACCP, se substituerait à l’actuelle obligation de moyens et contraindrait les producteurs à multiplier les analyses et l’achat d’intrants, de matières premières et autres matériels officiellement « sécurisés », pour un coût financier pénalisant en particulier les plus petits opérateurs, excluant les substances naturelles, les semences traditionnelles et les animaux de renouvellement bio non homologables dans le cadre juridique actuel, et favorisant ainsi les dérogations, voire les obligations d'utilisation de produits chimiques de synthèse. - Le développement de cahiers des charges bio, notamment nationaux (comme celui qui régit le label AB), plus stricts et plus adaptés aux régions que le nouveau cahier des charges européen, n’y serait pas autorisé. Une telle banalisation du cahier des charges de l’agriculture biologique la détournerait de sa nature, de ses spécificités et de ses enjeux. Par conséquent, nous demandons à Madame Lagarde, Ministre de l’agriculture et de la pêche, de ne pas voter pour un règlement européen qui inclurait l’ensemble de ces conditions, ou seulement l’une d’entre elles. Le Parlement européen, et notamment le rapport de Marie-Hélène Aubert sur la production et l’étiquetage des produits biologiques, adopté par une grande majorité des parlementaires européens ce 22 mai, préconise un encadrement strict des productions biologiques. Nous demandons au gouvernement français de tenir compte de cet avis du Parlement européen et du souhait des consommateurs (de plus en plus nombreux à consommer des produits de l’agriculture biologique, à la fois pour leur santé et pour l’environnement), en refusant de voter pour de telles conditions. Il faut en particulier rejeter l’autorisation, même par dérogation exceptionnelle, des additifs et des traitements vétérinaires issus d’OGM ainsi que de certaines substances chimiques, notamment les pesticides. Le vote de la France doit être cohérent avec le souci exprimé par le Président Nicolas Sarkozy pour la biodiversité et son souhait de reconsidérer notre rapport à la nature. Nous soutenons la manifestation organisée par Nature & Progrès (Belgique, France, Espagne, Portugal) à Bruxelles* le 11 juin 2007 pour la défense de l’agriculture biologique et invitons tous les Français à manifester leur opinion auprès du gouvernement français en participant à la cyberaction organisée en partenariat avec Cyber @cteurs http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=154 * à 12h au Rond Point Schuman, face au Conseil de l’Union européenne Action proposée par : ACAP (Action citoyenne pour les alternatives aux pesticides) – Acecomed - Action Consommation – Adéquations - Agir pour l’environnement - Association 4D - Bio Consom’acteurs – Cheminements - Europe des consciences - Fédération Nature & Progrès - Greenpeace France – Kokopelli - L’Age de faire - Les Amis de la Terre - MDRGF (Mouvement pour les droits et le respect des générations futures) – Objectifbio - Planète Urgence - WWF France, en partenariat avec l’association Cyber @cteurs. Contacts : Action Consommation - Véronique Gallais : vgallais@actionconsommation.org Bio Consom’acteurs – Hugues Toussaint : h.toussaint@bioconsomacteurs.org Fédération Nature et Progrès – Guy Kastler : guy.kastler@wanadoo.fr MDRGF / ACAP – François Veillerette : mdrgf@wanadoo.fr >>> COMMENT AGIR ? C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES : 1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############ 2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte 3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville 4- Rajouter l'objet de votre choix : défense de l'agriculture biologique 5- Adressez votre message aux adresses suivantes : ressource@agriculture.gouv.fr cyberacteurs@wanadoo.fr copie à ministere@ecologie.gouv.fr petitions01@www.elysee.fr Cliquer ici : Vérifiez que les 2 adresses apparaissent bien 6- Envoyez le message Cette cyber @ction est aussi signable en ligne http://www.cyberacteurs.org Par cette action, vous ferez connaître votre opinion a Christine LAGARDE Ministre de l'Agriculture et de la Pêche et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action et en informer nos partenaires Association Cyber @cteurs C/O Alain Uguen 152 rue F.Pelloutier 29000 Quimper ############ Prénom, Nom Profession : Adresse : Localité : Pays : Lettre ouverte à Madame la Ministre de l’agriculture et de la pêche Madame Christine Lagarde Ministre de l’agriculture et de la pêche 78 rue de Varenne 75007 Paris copie à M. Nicolas Sarkozy, Président de la République M. Alain Juppé, Ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables Objet : Vote du nouveau règlement européen de l’agriculture biologique Madame la Ministre, Le 10 ou 11 juin prochain, le Conseil européen votera sur un nouveau règlement de l’agriculture biologique. La position de la France est particulièrement importante pour maintenir une production biologique de qualité qui contribue directement à la préservation de l’environnement et des ressources naturelles. Ce nouveau règlement sur l’Agriculture Biologique pourrait représenter un danger majeur : dérogations permettant potentiellement d’utiliser des substances chimiques, dont certains pesticides de synthèse, et des intrants issus d’OGM ; pollution des produits bio par des OGM tolérée jusqu’au seuil de 0,9% ; système d’étiquetage permettant de faire référence à la bio sur un produit majoritairement conventionnel ; contrôle des « points à risque » se substituant à l’actuelle obligation de moyens et contraignant les producteurs à multiplier les analyses et l’achat d’intrants, de matières premières et autres matériels officiellement « sécurisés » ; interdiction de cahiers des charges bio, notamment nationaux (comme celui qui régit le label AB), plus stricts et plus adaptés aux régions que le nouveau cahier des charges européen. Je soutiens les associations qui luttent contre une telle banalisation du cahier des charges de l’agriculture biologique, qui la détournerait de sa nature, de ses spécificités et de ses enjeux. Soucieux du maintien de la qualité des productions biologiques, je vous demande de ne pas voter pour un règlement européen qui inclurait l’ensemble de ces conditions, ou seulement l’une d’entre elles. Le Parlement européen, notamment à travers le rapport de Marie-Hélène Aubert sur la production et l’étiquetage des produits biologiques, adopté par une grande majorité des parlementaires européens ce 22 mai, préconise un encadrement strict des productions biologiques. Je vous demande de tenir compte de cet avis du Parlement européen et du souhait des consommateurs, en refusant de voter pour de telles conditions, et en particulier de rejeter l’autorisation, même par dérogation exceptionnelle, des additifs et des traitements vétérinaires issus d’OGM ainsi que de certaines substances chimiques. Une décision contraire serait incompatible avec le souci exprimé par le Président Nicolas Sarkozy pour la biodiversité et son souhait de reconsidérer notre rapport à la nature. L’engagement de la France pour conserver un règlement strict pour l’agriculture biologique serait par ailleurs un signe positif vers les citoyens français, confiants dans le label AB et de plus en plus nombreux à consommer des produits de l’agriculture biologique, à la fois pour leur santé et pour l’environnement. Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de mes respectueuses salutations. ############
Par train de vie - Publié dans : agriculture
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Mardi 29 mai 2007

Article paru dans Report´erre, journal de l´association Terre Nourricière 

 

C´est en partant à la rencontre d´écolieux en Europe que nous avons découvert la permaculture. Il s´agit d´un ensemble de pratiques et de mode de pensée visant à créer une production agricole soutenable respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques: La permaculture integer le milieu dans sa globalité: chaque élément á plusieurs fonctions et chaque function integrer plusieurs elements. Par exemple, un arbre peut servir de coupe vent, d´ombre mais aussi de sources de fruits ou de support pour d´autres plantes.

 De l´agriculture sauvage à la permaculture

Ayant pratiqué pendant des années « l´agriculture sauvage », Masanobu Fukuoka est reconnu aujourd´hui dans la permaculture comme l'un de ses précurseurs. Il a développé une conception de l´agriculture naturelle qui ne nécessite ni machine, ni produits chimiques et très peu de désherbage. Pour Fukuoka, il s´agit de travailler avec et non contre la nature. Voici les principes de l´agriculture sauvage selon Fukuoka, méthode qu´il qualifie de « non-agir » et qui est à la base de la permaculture:

- Ne pas cultiver, c'est-à-dire ne pas labourer ou retourner la terre. La terre se cultive elle-même (insectes, vers de terre...)

- Ne pas utiliser de fertilisant chimique ou de compost préparé. Pour fertiliser, Fukuoka fait pousser une légumineuse en couverture du sol, le trèfle blanc, remet la paille battue sur les champs (mulch) et ajoute un peu de fumier de volaille. Le paillage protège les plantes de la sécheresse ou des grands froids. Laissé à lui-même, le sol entretient naturellement sa fertilité, en accord avec le cycle ordonné de la vie des plantes et des animaux.

- Ne pas désherber au cultivateur ni aux herbicides. Les mauvaises herbes jouent leur rôle dans la construction de la fertilité du sol et dans l'équilibre de la communauté biologique. C'est un principe fondamental que les mauvaises herbes doivent être contrôlées et non éliminées.

- Pas de dépendance envers les produits chimiques. M. Fukuoka fait pousser ses récoltes sans produit chimique. Le développement des plantes faibles est la conséquence de pratiques contre nature telles que le labour et la fertilisation. Ainsi, la maladie et le déséquilibre des insectes sont devenus un grand problème en agriculture. La nature, laissée seule, est en parfait équilibre. Les insectes nuisibles et les maladies des plantes sont toujours présents, mais n'atteignent pas, dans la nature, une importance qui nécessite l'utilisation de produits chimiques.[1]

C´est dans les années 70 que  le terme permaculture  (contraction de l'expression "permanent culture") est introduit par deux Australiens - David Holmgren et Bill Mollison, pour synthétiser un système intégré conçu pour répondre au défi de la survie de l'ensemble de la planète et de ses habitants. Face aux problèmes de dégradation de l´environnement notamment causés par les industries et l´agriculture, la permaculture synthétiserait des savoirs traditionnels et des connaissances dans des domaines aussi variés que l'écologie, la sociologie (nombreuses références à la la pensée de Pierre Kropotkine, anarchiste russe et penseur de l'Entraide), et l'agronomie.

   

    Les principes éthiques de la permaculture :

Prendre soin de la Terre.

Prendre soin des humain-e-s.

Limiter la consommation/redistribuer les surplus.

   Le développement de la permaculture peut permettre l´autosuffisance d´une communauté. Ainsi la permaculture peut aussi bien être pratiquée sur une terrain familiale, un village, une région, voir même à l´échelle planétaire. Un terrain ayant été cultivé de manière intensive est épuisé. Il faudra des années avant qu´il ne se régénère par la  pratique de la permaculture. Il faut du temps pour recréer un équilibre. Une fois cet équilibre atteint, un terrain en permaculture demande moins de travail pour autant de rendement quelque soit sa taille.

    

     La permaculture, pour une meilleure qualité de vie

   La notion de permaculture dépasse largement le jardinage ou l´agriculture. C´est aussi une manière de vivre, de penser, d´habiter, de s´alimenter, de consommer. Considérer le milieu dans sa globalité et tenir compte des interactions est inévitable pour créer un systeme durable.

    La permaculture devient alors un outil pour vivre tout en préservant l'environnement et nos valeurs sociales. Elle encourage un mode de vie qui inspire un comportement simple, basé sur le bon sens. Elle répond à nos besoins sans avoir de conséquences négatives sur la vie d'autrui pour une protection de l´environnement pour une meilleure qualité de notre nourriture, pour un habitat sain. Bref,  pour une meilleure santé !

Fukuoka a expérimenté ces techniques pendant une quarantaine d´année. Au bout de plusieurs dizaines d'années, en utilisant très peu d´eau, il parvint à cultiver une espèce de riz qui était devenue très robuste à force de sélections naturelles et il obtenait des rendements identiques à ceux de la riziculture classique au Japon. Alors qu´il avait prouvé que « l´agriculture sauvage », naturelle, pouvait être aussi, voir plus performante, que l´agriculture traditionnelle ou l´agriculture utilisant des produits chimiques, et qu'il envisageait d'envoyer des semences de ce riz dans les pays en voie de développement, ses activités ont connu une fin très brutale lorsque l'armée japonaise a saisi et détruit l'intégralité de sa récolte et de ses semences.

A l´heure actuelle, alors que certains prônent l´utilisation des OGM comme l´unique  solution au problème de la famine, d´autres proposent des alternatives telles que la permaculture qui semblent être une alternative beaucoup plus saine pour un avenir durable : parce qu´il dépense moins d´énergie ce mode de production est beaucoup moins cher, et parce qu´il s´adapte à tout type de terrain. L´usage de la permaculture pourrait être une solution au problème de la famine dans les pays en voie de développement tout en les rendant autonomes par rapport aux pays développés.

Thérèse- Marie PICHON et Marine ROBAST

 

Références bibliographiques:

- MOLLISON Bill et HOLMGREM David, Permaculture 1 et Permaculture 2, 1986, Edition Debard (pour l´édition française)

- FUKUOKA Masanobu, La révolution d?un seul brin de paille, 1983, Edition de la Maisnie (pour l´édition française)

- FUKUOKA Masanobu, L´agriculture naturelle, Ed. Guy Trédaniel Editeur

   Permaculture en France:

http://www.eco-bio.info

 http://batirsain.free.fr/pages/articles/perm.htm

Le saviez-vous ?

Le choux, appliqué sur une entorse ou une contusion, a pour effet de calmer la douleur. Testé avec efficacité!

[1] Ekopedia, encyclopédie libre, écologique et gratuite sur internet

http//www.Ekopedia.org

 

 

 

 

Par Train de vie - Publié dans : agriculture
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Dimanche 27 mai 2007

Bonjour à tous ! Dzien dobry !

 

Nous venons de passer 3 semaines à Dabrowka, petit village du Sud Est de la Pologne, pas très loin de Lublin… Nous avons été très chaleureusement accueillies par Nicole (française vivant depuis plus de 20 ans en Pologne), Suoma et leurs enfants.

 

Dabrowka, toute une Histoire…

 

 

En 1981, alors que le syndicat Solidarnosc permet à la démocratie de creuser son trou dans le pays communiste qu’était la Pologne, l’état de guerre est déclaré. En effet, voyant leurs voisins basculer lentement dans un système démocratique, les Russes menacent la Pologne d’invasion. Les dirigeants polonais choisissent alors de durcir le régime : la loi Martiale est déclarée, toute manifestation d’opposition au régime est interdite, les opposants sont jetés en prison, Solidarnosc interdit…

Beaucoup de personnes engagées, notamment des artistes, décident de quitter Varsovie pour aller vivre à la campagne. Il s’agit alors d’un phénomène d’immigration intérieure.

 C’est à cette époque que Nicole et Sloma, ne voulant plus tolérer cette réalité, se retrouvent à la campagne avec pour ambition de se construire une nouvelle vie, loin de la dictature. Une dizaine de familles se rassemblent autour de Sloma et de la musique. Ils choisissent une vie volontairement très simple, sans eau courante, sans électricité… Ils ne dérangent personne et personne ne les dérange, ils ignorent le système et le système les ignore.

 

En 1989, c’est la chute du mur de Berlin, l’ouverture des frontières et la découverte de ce qui se passe ailleurs. A cette époque, le groupe s’est agrandi et 10 autres familles les ont rejoint. Ensemble, ils réalisent qu’en Europe, beaucoup d’autres groupes vivent comme eux et que certains se sont regroupés dans des lieux que l’on appelle écovillages. Ils décident alors d’en développer un. 11 familles se mettent à construire la première maison. Malheureusement, au bout de 3 ans, il ne reste plus que 2 familles engagées dans ce projet, dont celle de Nicole et Sloma. Une des raisons évoquées par Nicole est que le projet n’a jamais été formalisé,. C’est aussi la découverte du capitalisme, des contraintes liées à l’argent et de la pression financière. De plus, ce groupe avait évolué sous le régime communiste dictatorial et n’avait donc aucune expérience de la démocratie, de la gestion des conflits, des prises de décisions collectives…

Entre temps, Nicole a pris contact avec le réseau GEN (groupement d’écovillages en Europe) et même s’ils savaient que le village ne fonctionnerait sans doute pas comme ceux de l’Ouest, ils avaient le désir de créer une association écologique, de cultiver par eux-mêmes, d’organiser des fêtes et des festivals… Quelque temps plus tard, certains membres tentent de fédérer à nouveau le groupe et de construire un réseau de familles écologiques…L’association conduit alors beaucoup de projets : voyage, concerts, festivals… Notamment pour récolter des fonds afin de construire un lieu commun pour rencontrer et échanger.... Ce projet a lui aussi été abandonné au bout d’un an.

 

Ce groupe constitue aujourd’hui un réseau de familles réunies autour de l’art et de l’artisanat. Nicole l’appelle aujourd’hui « une colonie d’artistes ».

 

De cet échec, beaucoup de « leçons » peuvent être tirées… L’élaboration d’un projet du type écovillage nécessite la formation d’un groupe de personnes qui formalise des objectifs communs  et les moyens d’atteindre ces objectifs, autant au niveau humain que financier. C’est aussi se donner les moyens d’assurer l’union du groupe sur du long terme ce qui implique une réflexion notamment sur la gestion des conflits et des modes de prise de décision…

Aujourd’hui, Nicole et Sloma continuent leurs activités : musique, jardinage, échange culturel etc… Depuis un an Nicole s’est engagée activement dans une entreprise qui travaille autour des Micro Organismes Efficaces… Mais qu’est ce donc ? Réponse dans le paragraphe suivant… 

 

Les Micro-organismes efficaces

 

 

          L’ensemble du cycle de nutrition est une chaîne : terre->plantes->animaux->hommes->terre. De nombreuses transformations s’effectuent tout au long de ce cycle, auquel participent activement des millions de micro-organismes. Ils transforment en nutriments d’innombrables substances pour les hommes, les plantes et les animaux : les Micro-organismes sont à l’origine de la vie. Teruo Higa a mis au point une technique (r)évolutionnaire d’utilisation de ces micro-organismes. Objectif ? Revitaliser les sols, régénérer la terre. Présentation…

 

              Les trois grandes catégories de micro-organismes

 

- Les micro-organismes de décomposition et de dégénérescence : ils sont à l’origine de la putréfaction, de la décomposition, processus durant lesquels se forment des ions libres qui sont à l’origine de la plupart des maladies.

- Les micro-organismes structurants, de régénération et de fermentation : leurs métabolites sont des antioxydants qui sont à la base de la santé des sols et des êtres vivants.

- Les micro-organismes neutres : ils sont les plus nombreux et se comportent successivement comme décomposant ou structurant, suivant la prépondérance des autres groupes.

 

              Du fait de la pollution de l’environnement, de la lutte chimique contre les parasites, des médicaments (antibiotiques), les micro-organismes de décomposition se sont multipliés de façon vertigineuse. « On parle d’une prédominance de 98% des micro-organismes oxydants et que ce déséquilibre s’accentue de plus en plus, alors que leur proportion idéale n’est que de 2% seulement. »[1]. D’un point de vue microbiologique, la terre s’approche donc de la fin de sa fertilité, aidés par les fertilisants artificiels, les pesticides et les fongicides.

 

Micro-organisme efficace, kezako ?

 

              Les EM sont ce qu’on appelle des Micro-organismes Efficaces. Dans les EM vivent en équilibre plus de 80 espèces différentes de micro-organismes aérobie et anaérobie (les plus représentés sont les groupes de levures, de bactéries lactiques et photosynthétiques). Leur symbiose crée des forces génératrices importantes : ensemble, ces micro-organismes ont des effets surprenants et une palette d’application large et variée, presque sans limite. Leur trois champs d’action sont la fermentation, l’antioxydation et la transmission de vibration. La putréfaction est ainsi inhibée, favorisant une décomposition par fermentation.

              Avec la permaculture, nous avions entrevu la possibilité de produire une grande quantité de nourriture saine en réduisant les besoins. Les micro-organismes efficaces, quant à eux, sont très prometteurs pour la refertilisation des sols surexploités, la dépollution , la santé et la protection de l’environnement. De même, appliqués à l’élevage et à l’agriculture, la perspective de produire assez d’aliments sains pour nourrir les hommes toujours plus nombreux voit le jour. A l’heure actuelle, il n’existe pas en France de producteur d’EM. Les plus proches se trouvent en Suisse et aux Pays-Bas[2].

 

Pour plus de détails, vous pouvez consulter les sites Internet, ajouter des commentaires ou nous contacter directement.

 

Et nous dans tout ça ?

 

Nous avons continué notre travail de terrain, en jardinant avec les EM, préparant du compost etc…Nous avons aidé Sloma à construire une terrasse en bois récupéré, et avons déplacé les toilettes sèches. Nous avons replanté une vingtaine d’arbres, fait du pain …Et découvert encore un tas de choses. Nous préparions aussi la suite de notre voyage qui était un peu incertaine. Nous avons maintenant tous nos lieux d’accueil jusqu’au mois de septembre, date de notre retour.

 

Vous pourrez consulter une exposition sur notre projet à Saint-Armel (56) durant le festival les Armelodik, le 2 juin 2007. Venez nombreux !!! Au programme : contes, marché, exposition d’artisanat local et musique l’après-midi (gratuit) et concerts variés le soir (5 Euros). Pour plus de détails, consulter :  www.les-armelodik.org

 

 

En attendant vos réactions, nous vous disons à bientôt !

 

Marine et Térèse-Marie

 

http://traindevie.over-blog.org

 

 



[1] « EM, Micro-organismes efficaces – Informations et applications », Groupement d’intérêts économiques des micro-organismes efficaces de Suisse, IG-EM.ch

Par Traindevie - Publié dans : News letter
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Samedi 26 mai 2007
Depuis la libéralisation de l’électricité, il est désormais possible de s’alimenter en énergie verte chez un autre fournisseur que EDF : Enercoop, une coopérative, propose désormais de s’alimenter en énergies renouvelables. Déjà disponible pour les professionnels, ça le sera à partir de juillet 2007 pour les particuliers. Vous pouvez déjà vous inscrire. Pour plus d’infos : http://www.enercoop.fr/
Par TRAIN DE VIE - Publié dans : Energies
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Lundi 21 mai 2007

Bonjour!

Nous avons change d`adresse mail. Vous pouvez desormais nous ecrire a     

traindevie@no-log.org

 

Par kolvialt - Publié dans : traindevie
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